vigilanses


Au cours de ces dernières années, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), s’est vu confier le pilotage de plusieurs systèmes de vigilance.

Quatre dispositifs sont définis dans la loi. Ainsi, la pharmacovigilance du médicament vétérinaire est en place depuis 2002 et confiée à l’Agence nationale du médicament vétérinaire, elle-même intégrée à l’Anses. Le dispositif de nutrivigilance (La nutrivigilance, qu’est-ce que c’est ?) a été créé en 2009, en application de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires, pour identifier les risques liés à la consommation de compléments alimentaires, de nouveaux aliments, d’aliments et boissons enrichis, ou encore de denrées destinées à des populations spécifiques. La phytopharmacovigilance, créée par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 et confiée à l’Anses en juillet 2015 (La phytopharmacovigilance) a pour objectif de détecter au plus tôt les signaux qui peuvent amener à prendre des mesures de prévention ou de limitation des risques liés aux produits phytopharmaceutiques pour les organismes vivants et les écosystèmes, ainsi que d’apparition de résistances. Enfin, la toxicovigilance, dont l’animation était une mission de l’Institut de veille sanitaire (InVS), a été confiée à l’Anses en janvier 2016 par la loi de Modernisation de notre système de santé. Elle concerne les effets indésirables de tous les agents qui ne font pas l’objet d’une autre vigilance : produits de la vie courante, agents présents dans l’environnement, phénomènes de pollution, et repose essentiellement sur les données des centres antipoison. Par ailleurs, l’Anses pilote aussi le réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p), qui regroupe les centres de consultation de pathologies professionnelles et 9 services de santé au travail, véritable outil pour la détection de signaux émergents en santé au travail.

Si ces vigilances sont très différentes quant à leurs objets et aux réseaux d’experts qu’elles peuvent mobiliser, elles ont aussi beaucoup de points communs. Elles reposent sur la collecte de données ou événements, en routine, nécessitant une analyse spécifique pour identifier le signal qui, s’il est confirmé, déclenchera l’alerte et les mesures nécessaires d’action précoce, et à terme, de prévention. Parfois, un seul événement constitue déjà une alerte ; ailleurs, c’est une répétition anormale d’événements qui va constituer le signal, et qu’il faudra savoir mettre en évidence. Toutes ces vigilances ne peuvent exister sans les professionnels des champs concernés (médecins, vétérinaires, chercheurs…) qui signalent et enregistrent les données, ni sans les usagers. La responsabilité de l’Anses est de ne rien laisser de côté.

Dans la continuité du bulletin Epitox de l’InVS, l’Anses a souhaité rendre visibles ses activités de vigilance, la plupart du temps silencieuses et donc peu connues des acteurs de santé publique, des professionnels de santé, des metteurs sur le marché et des usagers en général. C’est aussi un témoignage de l’utilité des signalements envoyés par les professionnels et les usagers.

Ce bulletin trimestriel présentera les principaux résultats des activités que l’Agence a menées avec ses partenaires, réseaux de professionnels (centres de consultation de pathologies professionnelles et centres antipoison notamment) et groupes d’experts, ainsi que les actions entreprises. De courts résumés renverront à des textes plus complets disponibles sur le site internet de l’Agence (www.anses.fr). En s’abonnant, le professionnel pourra recevoir le sommaire des numéros dès leur parution.

En espérant que cette nouvelle publication saura capter votre attention.

Roger Genet,

Directeur général de l’Anses

Source: vigilanses.mag.anses.fr