BURN, BORE, BROWN… OUT, une issue incontournable ?, Armelle Grenouilloux


La notion de « sale boulot » (dirty work) est empruntée à E. C. Hughes (1897-1983). Ses essais de sociologie du travail ont mis en évidence à la fois la hiérarchisation des professions, la valorisation sociale associée aux fonctions mais aussi la création de métiers spécialisés dans le traitement des « résidus » : prison, hôpitaux, industrie du déchet, secteurs de « l’humanitaire » et du travail social… L’usure et l’épuisement professionnel présents dans ces contextes avaient antérieurement été repérés dans les métiers répétitifs et/ou à haute pénibilité physique comme en témoignent notamment les écrits de Simone Weil sur La Condition Ouvrière. Et pourtant la notion de burn-out créée dans les années 1970 a émergé à propos des professionnels de l’aide et du soin. Le Burn-out touche aujourd’hui tous les secteurs d’activité et le Décret du 07 06 2016 autorise la reconnaissance de cet « état d’épuisement émotionnel, physique et psychique, ressenti face à des situations de travail émotionnellement exigeantes » comme maladie professionnelle.
Comment approcher les paradoxes d’une telle extension ?

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