Le cancer en entreprise fait peur mais il a tant à lui apporter au niveau humain, économique et managérial !


Parler de la maladie dans notre société qui promeut le culte de l’excellence, du beau et de la bonne santé n’est pas facile. Et pourtant, c’est inhérent à la vie, y compris dans le monde professionnel. La mise en lumière des risques psychosociaux contribue cependant à libérer la parole, y compris dans la sphère du travail. Pour ne prendre qu’un exemple, les témoignages de personnes rencontrées ici ou là et ayant vécu un burnout à cause de leurs situations professionnelles sont désormais assez courants (du moins ils le sont bien plus qu’au début des années 2000, époque à laquelle j’ai commencé à me spécialiser sur ces questions de management de la santé au travail !). Il est cependant encore un type de situation difficile à traiter en entreprise : celui du cancer. Mon expérience en la matière me permet toutefois de savoir combien la peur dépassée, traiter de ce sujet d’une façon managériale peut être d’un réel bénéfice pour l’entreprise et ses collaborateurs, à condition néanmoins que certaines difficultés soient dépassées. 

 

Le cancer fait peur, c’est un fait. Mais au-delà de ce que représente cette maladie que tout à chacun connaît mal mais préfère néanmoins nier tant que c’est possible, qui n’a pas désormais dans son entourage une connaissance plus ou moins proche qui en a fait l’expérience ? En 2016, une étude montre que 41% des actifs déclarent connaître au moins un salarié touché par le cancer (58% dans les grands groupes) et 23% d’entre eux a connu un cas de cancer dans son équipe. Par ailleurs, comment ne pas se sentir concerné par ce sujet en tant que dirigeant, DRH, membre du CHSCT ou manager quand il s’agit d’une forte attente du gouvernement et des partenaires sociaux en matière de santé au travail pour la période de 2016 à 2020 (cf. le 3ème Plan Santé au Travail (PST)) ? Il est donc désormais temps de s’emparer de cette question, d’autant que chacun a à y gagner, qu’il s’agisse des patients, des managers, des représentants du personnel, des DRH et des membres du CHSCT, etc. sans oublier l’organisation elle-même (qu’elle soit privée ou publique).

Source: carpentierblogrh.wordpress.com