Risques biologiques en animalerie de recherche


Depuis quelques années, l’expérimentation sur l’animal est encadrée en France afin de protéger les animaux utilisés à des fins scientifiques et éducatives en imposant des bonnes pratiques, notamment le bien-être des animaux utilisés.
Les animaleries sont devenues des unités de service ouvertes à la communauté scientifique et le métier de zootechnicien a profondément évolué nécessitant une formation spécifique adaptée. Concomitamment, la qualité sanitaire des animaux est surveillée au travers de diverses procédures.
De ce fait, le risque zoonotique en expérimentation animale est aujourd’hui fortement limité. Une revue de la littérature a permis de retrouver quelques rares cas à partir de morsure de rat, de contact cutané avec un rongeur, de blessure avec scalpel auprès d’un cochon, ou de projection oculaire à partir d’un singe.
Les risques liés à l’administration de microorganismes pathogènes pour l’homme seront évalués en tenant compte de l’excrétion éventuelle de ces pathogènes, de cette voie d’excrétion, et de la durée.
Les risques liés à l’administration de cellules humaines sur des animaux immunodéficients seront étudiés en tenant compte de l’origine des cellules greffées et du potentiel cancérogène de ces cellules en cas d’accident.
Il faut aussi compter avec les risques liés aux animaux abritant des gènes étrangers (animaux transgéniques, animaux recevant des vecteurs viraux, animaux recevant un micro-organisme génétiquement modifié, ou encore d’animaux recevant des cellules génétiquement modifiées).
Le risque allergique est loin d’être négligeable (prévalence moyenne comprise entre 20 et 30%), par le biais des urines, des phanères, du sérum et/ou de la salive des animaux mais aussi par la voie des détergents et désinfectants, des produits de fixation, des gants en latex, des poussières de bois et litières, des aliments. La sensibilisation se produit par inhalation, voie oculaire et contact cutané.
La prévention est essentielle.

Source: www.camip.info