La prévention primaire du risque de burn-out | Fonction publique territoriale


Dans le cadre spécifique de la prévention du burn-out au sein des collectivités, la priorité est de repenser le rapport de l’individu au travail, notamment en période de forte exigence ou dans une activité fortement contrainte par des délais.

Dans ce sens, il s’agit d’envisager la prévention du risque d’épuisement professionnel le plus en amont possible. Voici quelques mesures recommandées :

  • S’assurer des liens entre les efforts demandés et le degré d’exigence de l’objectif recherché.
  • Limiter autant que possible la mobilisation de l’agent pour ne pas générer chez lui un mode de sur-sollicitation permanent.
  • Rappeler aux agents la notion de « droit à l’erreur » en référence à l’Accord national interprofessionnel sur la Qualité de vie au travail (QVT) et l’Égalité professionnelle (EP) du 19 juin 2013.
  • Intégrer la notion de développement collectif dans la culture de la collectivité afin d’éviter le cloisonnement et la compétitivité entre les individus.
  • Développer la notion de coresponsabilité ou co-développement sur les projets à fortes exigences afin d’éviter que les enjeux ne reposent que sur un seul individu.
  • Accorder autant d’importance à la valorisation des résultats qu’aux efforts réalisés pour y parvenir.
  • Assurer une sensibilisation sur les risques psychosociaux (RPS), dont le burn-out, au sein de toute la collectivité, afin de prévenir les situations de travail à risques.
  • Assurer des points de coordination réguliers entre l’agent et son responsable hiérarchique direct afin d’évaluer ensemble et d’ajuster, si besoin, le calibrage de sa charge de travail.
  • Intégrer un objectif spécifique à la bonne conciliation entre vie privée et vie professionnelle dans l’évaluation annuelle des agents.
  • Recadrer les comportements culturels qui, au sein de la collectivité, pourraient mener à une banalisation du surinvestissement au travail.

Source: www.weka.fr