Pollution : deux cancers reconnus comme maladies professionnelles


Les législateurs ont modifié les tableaux des maladies professionnelles et ont intégré deux pathologies liées à l’exposition à des produits chimiques.

Au gré des années, les législateurs ajoutent de nouvelles maladies aux tableaux des expositions professionnelles pathogènes, de nouvelles souffrances prises en charge par la Sécurité Sociale, liées aux conditions de travail.

 

Un décret paru ce dimanche au Journal Officiel introduit ainsi deux nouvelles pathologies. La première est provoquée par l’exposition au chlorure de vinyle monomère, un composé chimique de synthèse utilisé dans la fabrication de plastique (PVC). La substance est classée cancérogène avéré par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) pour l’angiosarcome hépatique et le carcinome hépatocellulaire, deux formes de cancers du foie.

 

Autre maladie professionnelle nouvellement reconnue : la leucémie myéloïde chronique, en lien avec l’exposition au butadiène, un gaz cancérogène et mutagène utilisé dans la fabrication de caoutchouc synthétique, du nylon et dans le raffinage de coupes pétrolières. Un nouveau tableau, le n°99, fait ainsi son apparition. Il intègre cette leucémie et regroupera toutes les hémopathies provoquées par le butadiène et les produits qui en renferment.

 

Enfin, le décret modifie la prise en charge d’autres maladies professionnelles du genou. La durée de prise en charge de la compression du nerf sciatique poplité externe (SPE), liée aux positions prolongées en flexion forcée du genou (assis sur les talons ou accroupi) est portée à 90 jours (au lieu de sept actuellement).

La tendinite sous-quadricipitale et la tendinopathie de la patte d’oie, objectivées par échographie, pourront être prises en charge dans un délai de 14 jours (au lieu de sept).

Enfin, le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, objectivé par échographie, est intégré comme nouvelle maladie professionnelle reconnue au sein du tableau 57. Pour la cheville, le délai de prise en charge de la tendinopathie d’Achille, objectivée par échographie, est également porté à 14 jours au lieu de sept.

Source: www.pourquoidocteur.fr