Perturbateurs endocriniens : ce qui est autorisé en France


Si l’Europe ne parvient toujours pas à adopter une position commune sur les perturbateurs endocriniens, la France a adopté depuis quelques années plusieurs mesures de prévention avec notamment la mise en place d’une stratégie nationale.

Une nouvelle fois, l’Europe ne s’est pas mise d’accord sur la question des perturbateurs endocriniens.

Pour la cinquième fois en un an, les Etats membres se sont réunis à Bruxelles le 30 mai pour considérer la définition officielle proposée par la Commission européenne mais celle-ci devra à nouveau revoir sa copie.

L’enjeu est important car c’est à partir d’une définition commune que seront élaborées des réglementations et une politique de prévention contre ces substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (reproduction, croissance, développement).

Pesticides, emballages, cosmétiques, conditionnements alimentaires… les perturbateurs endocriniens étant présents dans différents milieux, l’exposition peut intervenir par différentes voies: ingestion, inhalation, ou contact cutané.

Les critères les définissant doivent être acceptés en majorité mais c’est là que réside la difficulté car les pays ne se positionnent pas tous pour le même niveau d’exigence.

C’est notamment la France qui fait preuve d’une grande fermeté, demandant à ce que ces critères d’identification soient moins restrictifs.

En attendant qu’un vote soit enfin prononcé à la Commission, le pays a déjà mis en œuvre des mesures pour limiter l’exposition à ces molécules sur le territoire.

Source: www.psychostrategy.net