Cancer du sein : comment favoriser une reprise durable du travail ?


Une personne sur trois perd ou quitte son emploi dans les deux ans après un diagnostic de cancer. Malgré les plans et les soutiens des associations, les chiffres sont là : le retour et le maintien à l’emploi se heurtent à de nombreuses barrières, notamment pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.

Pas de remède miracle jusqu’à présent

Jusqu’à présent, aucune intervention dans ce domaine n’a démontré son efficacité, car elles étaient « trop centrées sur le médical et l’individu », alors qu’il s’agit avant tout d’un problème social et que « leurs fondements théoriques étaient insuffisants », estime Jean-Baptiste Fassier, médecin du travail et chercheur à l’université Lyon 1, qui coordonne « l’ambitieux » projet Fastracs. Ce dernier vise à établir un modèle théorique et opérationnel pour faciliter « la reprise du travail, le maintien dans l’emploi et la qualité de vie au travail après un cancer du sein ».

Soutenu notamment par le Cancéropôle Auvergne-Rhône-Alpes et rassemblant plusieurs laboratoires de recherche en sciences « dures » (Lyon 1) et humaines (Lyon 2), la Métropole de Lyon, des associations de patientes, des entreprises, ainsi que les HCL et le centre Léon-Bérard, ce projet a identifié, grâce à des entretiens avec des ex-patientes et leur entourage professionnel, des actions à mener pendant l’arrêt de travail (sur le sens du travail et le lien avec l’entreprise), dans la préparation à la reprise (et sa nécessaire anticipation) et après cette reprise, où l’accompagnement s’avère indispensable, en particulier en raison de la fatigabilité toujours plus importante et durable que prévue.

Source: www.leprogres.fr