Les objets connectés rendent utile la médecine du travail


Des instruments connectés, l’utilisation de la data et des bilans médicaux plus poussés : c’est la nouvelle recette pour la médecine du travail défendue par le patron d’Axon’Cable. Le but est d’améliorer la santé des salariés et donc la productivité des entreprises.

L’espérance de vie moyenne des Champenois est d’environ 82 ans. Tout comme les Suédois. À la différence que notre espérance de vie en bonne santé est de 64 ans, celle des Suédois est de 73 ans. La médecine du travail, conjuguée avec des instruments connectés, a un rôle à jouer pour rattraper les Suédois et gagner 10 ans de plus en bonne santé.

Joseph Puzo, patron du fabricant et concepteur de composants électroniques Axon’Cable, en est convaincu. Il est moteur d’une nouvelle organisation de la médecine du travail. « J’ai pensé pendant 40 ans que la médecine du travail ne servait pas à grand-chose. Et puis un jour, le responsable de l’Amter à Épernay m’a appelé pour m’annoncer qu’il ne pouvait plus envoyer de médecin dans mon entreprise. Mes salariés devraient désormais aller de Montmirail à Épernay pour passer leur visite. J’ai calculé que ces déplacements, pas toujours utiles, allaient me coûter 300 000 euros, en plus du coût de la visite par salarié qui est de 70 euros ».

Le patron d’Axon a proposé et obtenu qu’une infirmière vienne faire passer les visites avec des appareils connectés. Ainsi, les données médicales de chaque personne (vision, tension, pulsations cardiaques etc.) arrivent directement dans l’ordinateur du médecin à Épernay.« Celui-ci les étudie et décide s’il est nécessaire de faire venir tel ou tel salarié ». Joseph Puzo aimerait aller encore plus loin. « En Lettonie, où Axon’Cable possède une filiale, les salariés font un bilan de santé tous les trois ans. C’est obligatoire. Il s’agit d’un vrai check-up avec prise de sang etc. ». Cette révolution de la médecine du travail inclut l’utilisation des données numériques (la data) pour rendre plus efficace et plus économiques les diagnostics. « Si par exemple on enregistrait dans une base de données plusieurs millions d’électrocardiogrammes avec leur diagnostic, l’ordinateur sera capable de déceler immédiatement un souci quand le vôtre sera analysé, et alertera le médecin ».

Source: www.lunion.fr