Alerte sur le dioxyde de titane 


Il blanchit le dentifrice, les bonbons et les médicaments et rend les crèmes solaires efficaces. Il préserve les bâtiments de la pollution et protège le lait frais de la lumière. Plébiscité par l’industrie pour toutes ces qualités, le dioxyde de titane (TiO2) n’est pas, en soi, dangereux pour la santé. Sauf, semble-t-il, sous forme de nano-particules, ces dernières ayant la capacité de migrer dans le corps humain. Le Comité d’évaluation des risques (CER) de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) vient de suggérer son classement comme substance suspectée cancérigène de catégorie 2. « La multiplicité des usages du dioxyde de titane est inquiétante. Sous forme nanométrique, il passe à travers la peau et la molécule peut ainsi aller se loger un peu partout, y compris dans le cerveau », commente André Cicolella, toxicologue et président de l’association Réseau Environnement Santé.

Une étude française démontre un risque.

L’annonce de l’ECHA fait suite à une proposition de la France se basant sur des études d’inhalation réalisées sur des rats. Dans une étude, publiée dans Scientific Reports en janvier 2017, des scientifiques de l’Inra ont observé les conséquences d’une exposition orale aux nanoparticules de TiO2.

Source: www.usinenouvelle.com