Risques de la plongée sous-marine et du travail en milieu hyperbare


Le travail hyperbare expose à un certain nombre d’accidents et de maladies, parmi lesquels :

les barotraumatismes consécutifs aux variations de volumes gazeux dans les cavités aériques de l’organisme, principalement au niveau de l’appareil respiratoire et auditif mais aussi au niveau du tube digestif ou des dents ;
les atteintes toxiques (ou biochimiques) liées aux variations de pression partielle des gaz respirés (hyperoxie, hypercapnie, narcose avec l’azote ou syndrome nerveux des hautes pressions avec l’hélium) ;
les accidents de désaturation (ADD) liés à un relargage dans la circulation ou les tissus, de gaz sous forme de bulles au moment de la décompression ; ils surviennent dans 0,01 à 0,02 % des plongées (les ADD neurologiques médullaires laissent 20 à 30% de séquelles à l’issue de la prise en charge en centre hyperbare). Les manifestations biologiques accompagnant les ADD : amas plaquettaires, thromboses, vasoconstriction, stase circulatoire, extravasation plasmatique, œdèmes interstitiels, peuvent conduire à un arrêt circulatoire dans la micro circulation et à une ischémie ;
l’ostéonécrose dysbarique considérée comme une manifestation retardée ou secondaire à un ADD ;
les œdèmes pulmonaires initiés par les modifications hémodynamiques liées à l’immersion, l’effort physique, le froid, le stress psychologique et la ventilation en charge, aux déplacements de masse sanguine et à l’augmentation du travail ventilatoire.

Source: www.camip.info