Le dioxyde de titane (TiO2) | Cancer et environnement


le dioxyde de titane (TiO2), qui existe sous forme micrométrique et nanométrique, entre dans la composition d’une grande variété de produits tels que des peintures, des cosmétiques, des crèmes solaires mais aussi des médicaments, dentifrices, confiseries et plus généralement comme colorant alimentaire. 
 
Trois formes cristallines de dioxyde de titane (TiO2) existent : la forme rutile qui est la plus abondante, l’anatase et la brookite. Elles se distinguent par un motif cristallin différent, cependant les propriétés optiques du TiO2 sont indépendantes de la forme cristalline.  
 
En 2006, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane TiO2  dans le groupe des substances « cancérogènes possibles chez l’homme « ( groupe 2B).
 
En 2011, le National Institute for Occupational Safety and Health (« Institut national pour la sécurité et la santé au travail »), NIOSH, a recommandé une VLEP (valeurs limites d’exposition professionnelle) de 0,3 mg/m3 pour la fraction ultrafine (< 100 nm) d’un aérosol de TiO2 (10 heures par jour, 40 heures par semaine) avec un risque augmenté de cancer de 1/1000 et de 2,4 mg/m3 pour la fraction alvéolaire. En France, il n’existe pas de valeur limite d’exposition mais l’INRS en 2016 propose de suivre celle du NIOSH.
 
 Les recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) formulées en 2011 sont de ne pas utiliser sur peau lésée (suite à un coup de soleil ou autres lésions) les produits cosmétiques contenant les nanomatériaux de TiO2 et de ne pas utiliser les produits contenant ces nanomatériaux en « sprays » aérosol ou en poudre sur le visage mais également quand les produits précités sont utilisés dans des locaux fermés. L’étiquetage des nanomatériaux dans les divers produits cosmétiques a été rendu obligatoire à partir du 11 juillet 2013. 
 
En 2016 l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a soumis à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classification du dioxyde de titane en tant que substance cancérogène par inhalation de catégorie 1B. En 2017, la commission de l’ECHA n’a pas retenu cette proposition mais a conclu que le TiO2 remplit les critères pour être classé comme soupçonné de causer le cancer (catégorie 2, par l’inhalation) (ECHA, 2017).

Source: www.cancer-environnement.fr