Comment les managers peuvent-ils gérer la souffrance de leurs collaborateurs ? | Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact)

L’augmentation des risques psychosociaux depuis quelques années, incite les managers à pratiquer davantage l’écoute active envers leurs équipes. Quels sont les signaux qui indiquent qu’un collaborateur est en difficulté ? Comment le gérer et quelles actions mettre en place ?  

 

L’Anact est allée à la rencontre de Stéphan Pezé, maître de conférences en Sciences de gestion à l’université Paris Est, qui a conduit en 2011 des travaux auprès des managers sur la gestion de la souffrance des collaborateurs. 

 

COMMENT LES MANAGERS PEUVENT-ILS REMARQUER LA SOUFFRANCE DE LEURS COLLABORATEURS ? 

 

« Je distingue deux cas de figure :

  • La souffrance d’un collaborateur peut être assez visible. Elle peut faire suite à un événement, par exemple une plainte ouverte exprimée par la personne ou une agression verbale/ physique d’un client. Elle peut aussi être issue d’une tension relationnelle au sein de l’équipe de travail. Ces signaux sont visibles et perceptibles rapidement par le manager s’il veut les voir.
  • D’autres signaux sont plus faibles et plus délicats à interpréter. Dans un cadre de supervision, le manager peut constater une baisse de performance, un dépassement des délais, une absence injustifiée ou des manquements comportementaux, par exemple le sourire en clientèle. Un changement clair par rapport à une situation précédente peut être observé mais attention au signal isolé, le manager peut rechercher une accumulation et une persistance des signaux. Pour lever le doute sur cette situation, il convient au manager d’interroger les collègues afin de confirmer ses doutes, afin de savoir si l’inquiétude est partagée. Ces signaux peuvent avoir des conséquences directes sur l’équipe et nécessitent une action de la part de l’encadrement. » 

Source: www.anact.fr

Prix de l’Innovation Préventica Paris 2017

Prix de l’Innovation
Les lauréats de l’édition de Paris

Comme chaque édition, le Congrès/Salon Préventica est l’occasion de présenter les dernières nouveautés dans le cadre du Prix de l’Innovation Préventica.
17 lauréats

Source: www.preventica.com

Santé au travail : sensibiliser les indépendants aux risques du métier

Chaque année, le RSI cible un secteur ou plusieurs métiers pour sensibiliser ses assurés sur les risques.

Les 2,8 millions d’indépendants cotisant au régime social des indépendants (RSI) n’ont pas de suivi médical imposé. Impossible donc d’évaluer les risques auxquels ils sont exposés au quotidien. D’où la création de «RSI prévention pro». Depuis 2012, ce programme de prévention des risques professionnels par métier a sensibilisé 400 000 cotisants de 22 professions : du BTP aux coiffeurs, en passant par les garagistes, vétérinaires ou exploitants de pressing.

«On ne donne pas de leçons, assure Patricia Vernay, responsable du pôle politique de santé et prévention à la caisse nationale du RSI. Les professionnels connaissent les risques, mais il y a une forme de déni. Certains pensent que ça ne va pas leur arriver, car ils ont l’expertise.»

 

Source: m.leparisien.fr

Un Corrézien victime d’un accident du travail 

Ce vendred 23 juin 2017 un salarié de l’entreprise Contant (spécialisée dans la réalisation de forages et l’électrification) est décédé après une chute. L’accident s’est produit en fin d’après-midi sur la zone du Verdier, à Lubersac en Corrèze. Une enquête a été ouverte. 

Source: france3-regions.francetvinfo.fr

Le bien-être au travail incite les salariés à s’engager

Accroître l’harmonie, la cohésion, l’agilité des équipes, attirer et fidéliser les talents. Pour relever ces défis, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à miser sur les dispositifs favorisant le bien-être au travail.

O n pense trop souvent que le bien-être au travail est une problématique qui impacte surtout les jeunes générations arrivant dans les entreprises du numérique, mais, en ce domaine, l’attente est universelle, quels que soient le travail considéré ou la taille de l’entreprise », constate Stéphanie Chasserio, enseignant-chercheur à Skema Business School. Les entreprises mènent de plus en plus d’actions pour accroître le bien-être et certaines vont même jusqu’à recruter des « chief happiness officers » (CHO), des « responsables du bonheur au travail ». Une démarche qui fait s’interroger sur la notion de bonheur, qui, pour certains, relève davantage de la sphère privée.

Source: www.lesechos.fr

TÉLÉTRAVAIL – COWORKING : La flexibilité de l’organisation du travail

Quelles sont les organisations du travail innovantes pratiquées en Europe et leur transposition éventuelle en France ? Tour d’horizon des pratiques innovantes, en France et ailleurs.

 

Selon l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises, l’évolution des technologies, l’internationalisation des marchés, la concurrence entre les entreprises d’un même secteur, ou encore les exigences toujours plus fortes des consommateurs sont autant de facteurs qui rendent instable l’environnement des entreprises qui n’ont d’autre choix que de faire preuve de leur forte aptitude à réagir1. Cette capacité de réaction repose désormais non seulement sur la possibilité de communiquer rapidement en s’affranchissant des « barrières spatiales et temporelles », mais encore sur la possibilité d’organiser le temps de travail en s’affranchissant de ces mêmes barrières.
Cette volonté de flexibilité croissante n’est pas une thématique française et les initiatives législatives se multiplient chez nos voisins européens (par exemple : le Flexible Working Regulations adopté en 2014 au Royaume-Uni ou le Flexible Working Act aux Pays-Bas en 2016).
La conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle demeure le grand enjeu de l’organisation du temps de travail des dix dernières années avec une prise de conscience de la porosité entre la sphère privée et professionnelle. Sa manifestation la plus récente en France a été la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite « loi Travail » du 8 août 2016, qui a entériné les dispositions de certaines conventions collectives2 et les initiatives d’entreprises précurseurs, en inscrivant dans la loi un droit à la déconnexion.
Voici l’occasion de faire le point sur les organisations innovantes pratiquées en Europe et leur transposition éventuelle en France.

Source: www.wk-rh.fr

Pour une prévention durable des TMS en entreprise

Maladies professionnelles reconnues les plus fréquentes, les troubles musculosquelettiques (TMS) ont augmenté de 60?% depuis 2003 dans la population active.

De multiples causes sont en jeu, liées au poste de travail et à son environnement, à l’organisation du travail ainsi qu’au climat social dans l’entreprise. De ce fait, elles imposent de mettre en place une démarche globale d’évaluation et de prévention des risques, en privilégiant la prévention à la source et en favorisant le maintien dans l’emploi. Ce dossier dresse un état des lieux des connaissances et présente les nouveautés en termes de prévention sur l’une des questions les plus préoccupantes en santé au travail.

Source: www.inforisque.info

Cuisiner nuit gravement à la santé

Angoisses, dépression, accidents du travail : le métier de cuistot est l’un des plus anxiogène qui soit. La journée a été dure. Il a d’abord fallu subir le réveille-matin histoire d’arriver à l’heure au taf. Ensuite, vous avez dû vous taper masse de documents à préparer avant le meeting de votre supérieur hiérarchique. Vous n’avez toujours pas vu la couleur du ciel aujourd’hui – si ce n’est lors du trajet du cinq minutes qui vous mène du bureau au Franprix où vous avez acheté un sandwich sous vide au pain humide que vous avez avalé en répondant à une pluie d’emails. Et puis, comme depuis le début de la semaine, vous êtes rentré trop tard chez vous pour mater Les Marseillais VS le reste du monde. Du coup, vous accusez la surcharge de travail et les colis suspects sur le RER.

Clairement, vous ne l’avez pas facile. Mais sur l’échelle de Richter du stress, vous n’arrivez pas à la cheville d’un cuisinier. Imaginez le commis qui fait des horaires de dingue, souvent en soirée. Qui doit bosser dans un petit espace confiné au milieu des couteaux, des plats chauds et qui est soumis au flot incessant des commandes braillées par les serveurs.

À la longue, ces conditions de travail usent ceux qui les subissent. Une nouvelle étude réalisée au Royaume-Uni par le syndicat Unite a interrogé 265 cuisiniers londoniens. Ses conclusions ? Elles ont été publiées la semaine dernière : le stress lié à ce boulot a des conséquences sur la santé mentale et physique des employés.

Selon le syndicat britannique, 44 % des cuisiniers travaillent entre 48 et 60 heures par semaine. 14 % bossent même plus de 60 heures par semaine. La moitié des employés de cuisine avouent être souvent obligés de rester, même après la fin de leur service officiel. Et quand on leur demande si leurs heures de travail ont influencé leur santé, 69 % répondent que c’est le cas.

En plus des conditions physiques difficiles des métiers de la cuisine, Unite a découvert que la santé mentale des chefs était également préoccupante. 51 % des interrogés souffrent de dépression tandis que 78 % sont tellement fatigués par leurs horaires qu’ils ont eu – ou failli avoir – un accident du travail. La majorité des cuisiniers admettent prendre des anti-douleurs (56 %), boire de l’alcool (27 %) et consommer d’autres stimulants (41 %) pendant leur service.

Unite n’est pas le premier syndicat à alerter, chiffres à l’appui, des risques du métier de chefs. D’autres études ont déjà démontré que les cuisiniers souffraient plus que d’autres professions de problèmes physiques et mentaux.

Source: newscdn.newsrep.net

40 % des accidents mortels en UE sont des accidents du travail

Le risque routier professionnel représente 40 % des décès en EuropeDans son dernier rapport, l’ONG European Transport Safety Council (ETSC) estime que jusqu’à 40 % des accidents mortels en 2016 sur les routes européennes sont des accidents du travail.

 

Pour la 33e édition de son rapport sur les performances de sécurité routière des États membres, l’ETSC a enquêté sur le nombre de décès ayant eu lieu dans le cadre d’un déplacement professionnel en Europe. Résultat : l’ONG estime que la part des accidents de travail pourrait atteindre jusqu’à 40 % de l’ensemble des décès sur les routes européennes en 2016.

Source: www.flotauto.com

 TMS : le tableau 57 est révisé, mais toujours pas là où ça fait mal

Cinq ans après l’épaule et le coude, c’est au tour des paragraphes du genou et de la cheville-pied d’être enfin modifiés. Une mise en cohérence sans enjeu particulier. Car le bras de fer se joue ailleurs : sur le syndrome du canal carpien, qui bloque la révision du dernier paragraphe.

C’est un travail d’expertise, de concertation paritaire, et parfois d’arbitrages ministériels qui dure depuis maintenant plus de 10 ans, mais dont les traductions réglementaires ne paraissent qu’au compte-goutte, parfois longtemps après que le compromis a été trouvé, ou que l’expertise est terminée. La révision du tableau de maladies professionnelles n° 57, qui concerne les « affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail » – principal tableau pour la reconnaissance des TMS dus au travail – a débuté en 2006, lorsque la CnamTS (caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) interpelle le ministre du travail sur la nécessité d’une précision accrue. Après l’épaule en 2011, puis le coude en 2012, c’est aujourd’hui les deux paragraphes concernant le genou, ainsi que la cheville et le pied, qui viennent d’être révisés.

Source: actuel-hse.fr