Santé au travail : sensibiliser les indépendants aux risques du métier

Chaque année, le RSI cible un secteur ou plusieurs métiers pour sensibiliser ses assurés sur les risques.

Les 2,8 millions d’indépendants cotisant au régime social des indépendants (RSI) n’ont pas de suivi médical imposé. Impossible donc d’évaluer les risques auxquels ils sont exposés au quotidien. D’où la création de «RSI prévention pro». Depuis 2012, ce programme de prévention des risques professionnels par métier a sensibilisé 400 000 cotisants de 22 professions : du BTP aux coiffeurs, en passant par les garagistes, vétérinaires ou exploitants de pressing.

«On ne donne pas de leçons, assure Patricia Vernay, responsable du pôle politique de santé et prévention à la caisse nationale du RSI. Les professionnels connaissent les risques, mais il y a une forme de déni. Certains pensent que ça ne va pas leur arriver, car ils ont l’expertise.»

 

Source: m.leparisien.fr

Un Corrézien victime d’un accident du travail 

Ce vendred 23 juin 2017 un salarié de l’entreprise Contant (spécialisée dans la réalisation de forages et l’électrification) est décédé après une chute. L’accident s’est produit en fin d’après-midi sur la zone du Verdier, à Lubersac en Corrèze. Une enquête a été ouverte. 

Source: france3-regions.francetvinfo.fr

Le bien-être au travail incite les salariés à s’engager

Accroître l’harmonie, la cohésion, l’agilité des équipes, attirer et fidéliser les talents. Pour relever ces défis, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à miser sur les dispositifs favorisant le bien-être au travail.

O n pense trop souvent que le bien-être au travail est une problématique qui impacte surtout les jeunes générations arrivant dans les entreprises du numérique, mais, en ce domaine, l’attente est universelle, quels que soient le travail considéré ou la taille de l’entreprise », constate Stéphanie Chasserio, enseignant-chercheur à Skema Business School. Les entreprises mènent de plus en plus d’actions pour accroître le bien-être et certaines vont même jusqu’à recruter des « chief happiness officers » (CHO), des « responsables du bonheur au travail ». Une démarche qui fait s’interroger sur la notion de bonheur, qui, pour certains, relève davantage de la sphère privée.

Source: www.lesechos.fr

40 % des accidents mortels en UE sont des accidents du travail

Le risque routier professionnel représente 40 % des décès en EuropeDans son dernier rapport, l’ONG European Transport Safety Council (ETSC) estime que jusqu’à 40 % des accidents mortels en 2016 sur les routes européennes sont des accidents du travail.

 

Pour la 33e édition de son rapport sur les performances de sécurité routière des États membres, l’ETSC a enquêté sur le nombre de décès ayant eu lieu dans le cadre d’un déplacement professionnel en Europe. Résultat : l’ONG estime que la part des accidents de travail pourrait atteindre jusqu’à 40 % de l’ensemble des décès sur les routes européennes en 2016.

Source: www.flotauto.com

Risques psychosociaux : une entreprise sur deux a réalisé le diagnostic

L’industrie a progressé sur le plan de la sécurité au travail, mais certaines entreprises considèrent encore les diagnostics comme une contrainte réglementaire

En France, plus de neuf entreprises sur dix (91 %) ont formalisé une politique de santé et de sécurité au travail, d’après le baromètre 2017 de Previsoft, un éditeur de logiciels et cabinet de conseil en prévention professionnelle. Un taux encourageant, qui est encore plus élevé dans les grandes entreprises (95 %).

Cette bonne nouvelle cache toutefois quelques défauts. Le document unique d’évaluation des risques professionnels, obligatoire depuis 2001, a été rempli par 84 % des entreprises (73 % des sociétés de 250 à 500 salariés). Mais cette évaluation n’est pas toujours suivie d’actions. Parmi les entreprises qui l’ont complétée, encore une sur quatre déclare ne pas l’avoir fait suivre d’un plan d’action.

Source: www.pourquoidocteur.fr

Mutations du travail : les défis liés à la santé pour les salariés et les employeurs

Depuis 2014, l’Observatoire entreprise et santé Viavoice-Harmonie Mutuelle sonde les dirigeants et les salariés sur le rôle de l’entreprise en tant qu’acteur de santé. Miroir des évolutions à l’oeuvre dans les organisations, l’édition 2017 s’est aussi intéressée aux indépendants. Le point sur les principaux enseignements.

La prise de conscience poursuit sa progression. Les enjeux de santé dans l’entreprise prennent une importance grandissante : 85 % des dirigeants interrogés dans le cadre de l’Observatoire entreprise et santé Viavoice-Harmonie Mutuelle observent que des actions de santé sont menées au bénéfice des collaborateurs au sein de leur organisation (ils étaient 78 % l’an passé).

Il y a trois éléments d’explication à cette généralisation : la conviction que la bonne santé contribue à l’efficacité (82 % des dirigeants estiment que les démarches dédiées impactent la productivité), les effets constatés sur la fidélisation (82 % des répondants jugent que les politiques santé améliorent l’ambiance de travail) et la dynamique impulsée grâce à l’accord national interprofessionnel (ANI) sur les mutuelles.

Attaché à refléter les mutations qui sont à l’oeuvre dans le milieu du travail, l’édition 2017 de l’observatoire, qui sondait jusqu’alors les dirigeants et les salariés, s’est également intéressée aux indépendants.

Source: www.lesechos.fr

Olivier Torrès : Santé des dirigeants : « Un dialogue entre sourds et muets »

Pourquoi laisse-t-on souvent de côté la question de la santé des dirigeants ?

Pour des raisons historiques et sociologiques, tout d’abord. Les spécialistes de la santé au travail ont longtemps préféré s’intéresser au sort des autres catégories de la population active, comme en témoignent les travaux fondateurs de Louis René Villermé sur la condition ouvrière (1840) et la loi Desoille (1946), qui a institué la généralisation des services de santé pour les travailleurs salariés. L’autre motif de ce manque de considération vient des chefs d’entreprise eux-mêmes. Sous l’emprise d’une « idéologie du leadership » laissant peu de place aux manifestations de faiblesse, ils évoquent rarement leurs problèmes de santé. C’est un dialogue entre sourds et muets.

Quels sont les troubles les plus fréquents ?

Beaucoup de dirigeants de PME sont adeptes du « dormir moins pour travailler plus ». Ils se reposent approximativement 6 h 30 min par nuit, alors que le Français moyen s’accorde 7 h 15 min. A la longue, cette « dette de sommeil » atrophie la capacité à entreprendre et amplifie le risque de burn-out. Parmi les troubles musculo-squelettiques les plus fréquents, le dos arrive par ailleurs en première ligne, renvoyant au poids des responsabilités. On note également un fort sentiment de solitude, pouvant s’avérer ravageur pour la santé. La charge émotionnelle d’un licenciement est par exemple considérable dans une PME. Le chef d’entreprise prend et exécute seul la décision, qui concerne en général un collaborateur qu’il connaît personnellement. A l’inverse, dans les grands groupes, les décisions importantes sont souvent prises à plusieurs. Cela permet de se libérer psychiquement. Le surmenage est enfin un autre problème récurrent. Les patrons de PME travaillent en moyenne 55 heures par semaine, contre un peu plus de 38 heures pour la moyenne des Français. Idéalement, ils souhaiteraient ne travailler que 45 heures hebdomadaires, soit une journée de moins ! Cette surcharge de travail pèse sur la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Source: www.lesechos.fr

Les indépendants aspirent au même traitement santé que les salariés

L’indépendance a un prix. 73 % des travailleurs à leur compte estiment que leur statut ne leur permet pas de bénéficier d’une protection sociale optimale, estime l’Observatoire entreprise et santé.
Tout comme pour les salariés, la santé au travail est un enjeu essentiel pour les indépendants. Cette problématique est cependant encore relativement peu prise en compte par cette catégorie de travailleurs, aujourd’hui en plein essor, révèle une étude publiée en juin par l’Observatoire Entreprise et Santé Viavoice-Harmonie Mutuelle.

Source: business.lesechos.fr

Canicule. Ces métiers qui souffrent le plus

La France étouffe depuis ce week-end. Une situation dont souffrent tout particulièrement certains salariés. En Bretagne, les couvreurs, les boulangers et les employés chargés de poser des enrobés sur les routes figurent parmi les métiers les plus exposés.

Ce lundi, à 16 h, Météo France a classé 51 départements français en alerte orange canicule, dont l’Ille-et-Vilaine. Le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d’Armor sont, eux, placés en vigilance jaune. Il devrait donc faire aussi chaud, aujourd’hui, et la canicule est prévue pour durer jusqu’à jeudi.

« On tient le coup. Pour l’instant, nos chantiers n’ont pas été retardés par les fortes températures qui règnent depuis quelques jours, explique-t-on chez Eiffage BTP, à Saint-Thuriau (56). Pourtant, certaines activités, comme la pose d’enrobés sur les routes, sont extrêmement pénibles quand le mercure monte ainsi. Le produit atteint 180ºC quand on le travaille. » Une vraie fournaise à proximité.

Source: www.letelegramme.fr

Réforme du droit du travail : ce que contient le projet de loi d’habilitation

«Le Monde» s’est procuré le projet de loi d’habilitation qui doit autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnance. Encore très vague, le texte recense des pistes déjà connues et d’autres, hautement sensibles, sur lesquels les syndicats n’ont pas encore été consultés.

Source: www.liberation.fr